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Consortia

Consortia

Les projets de type consortia visent à susciter, soutenir et accompagner des communautés scientifiques interdisciplinaires en lien avec des acteurs apportant un éclairage à la problématique. Ils ne font pas l'objet d'appels spécifiques et peuvent être accordés tout au long de l'année.

Dans ce dossier

Sept races sont reconnues par le ministère de l’Agriculture comme races locales dans les DROM : bovin, caprin et porc Créole, en Guadeloupe ; mouton Martinik à la Martinique ; cabri Péï et bovin Moka à la Réunion ; Zébu Mahorais à Mayotte. S’ajoutent des races réputées localement : poule Genm en Guadeloupe ; porc féral de Martinique ; chèvre Mbouzi ya Shimaroé et mouton Barbari la Shimaoré à Mayotte.

Les systèmes de production animale sont depuis longtemps transformés par l'intensification, la spécialisation et la concentration géographique ; ces transformations ont fait de ces systèmes des facteurs anthropiques majeurs en matière de pollution, de changement climatique et de perte de biodiversité. À ces inconvénients s’ajoutent des problèmes de rentabilité des élevages, notamment à cause des coûts liés à la santé et à l’alimentation des troupeaux.

La diversification végétale dans les systèmes agricoles constitue un levier pour la transition agroécologique en améliorant la santé des cultures et en optimisant l’utilisation des ressources, afin de maintenir et stabiliser les rendements par unité de surface. À l’échelle de la parcelle, elle peut s’organiser en associations de cultures, notamment en maraîchage, alternatives intéressantes dans des systèmes de culture bas intrants pouvant favoriser l’expansion de l’AB.

photo mouton

La gestion de la santé des productions et des sols est une question centrale pour le changement d’échelle de l’AB. L’originalité du consortium est le rapprochement inédit de communautés disciplinaires travaillant sur la gestion intégrée de la santé végétale et animale pour explorer les interfaces entre ces deux règnes, ainsi que le lien à la santé du sol, et favoriser l’émergence de fronts de sciences.

La gestion des nutriments est un élément central dans le changement d’échelle de l’AB, car leur disponibilité s’avère limitante pour la production agricole. L’expansion de l’AB doit donc s’accompagner de modifications pour mieux gérer ces nutriments. Les effluents et déchets organiques sont au cœur de plusieurs leviers majeurs visant à optimiser la circularité de ces nutriments.

réunion chercheurs et agriculteurs dans un champ

L’hypothèse d’un développement massif de l’AB renouvelle les enjeux concernant les variétés, semences et plants et questionne les recherches pluridisciplinaires et participatives sur de nouveaux fronts de science.

Paysage d'italie

Les effets de l’agriculture biologique (AB) sur la biodiversité et les fonctions qu'elle supporte restent mal connus. Il existe une forte variabilité des performances écologiques, agronomiques et économiques de l’AB et peu d’études ont quantifié les synergies et les antagonismes entre ces performances. Ce consortium cherchait à éprouver, sur des données collectées à l’échelle nationale, un cadre d’analyse des effets d’une expansion spatiale de l’AB sur différentes composantes de la biodiversité et des services rendus pour évaluer les relations entre performances écologiques, économiques et agronomiques de l’AB.

Origami

Alors que la demande de produits bio s'accroit, la production porcine européenne sous cahier des charges AB se développe peu comparativement à d'autres filières animales ou végétales. Le consortia explore l’hypothèse selon laquelle l’élevage de porc pourrait contribuer au développement de l’agriculture biologique, en favorisant l’optimisation des processus et le bouclage des cycles à différents niveaux d’organisation, de l’animal au territoire. Par exemple, le porc, en tant qu'omnivore, est capable de valoriser des co-produits qui ne peuvent pas l'être par d'autres usages et ses rejets ont des qualités fertilisantes intéressantes pour les sols et les productions végétales. Les freins au développement de l’élevage porcin sont bien identifiés. Par contre, l’articulation entre les niveaux d’organisation nécessite d'être approfondie.

Photo plante

L’expansion de l’agriculture biologique (AB) est susceptible d’être confrontée à un manque important de ressources azotées fertilisantes des cultures. Une augmentation des surfaces en légumineuses pourrait fournir cet azote manquant. Cependant, un développement des cultures légumineuses n’est envisageable que si celles-ci peuvent trouver des débouchés sur les marchés.