METABIO
Projets exploratoires

Projets exploratoires

Ces projets visent à développer les interfaces entre les différents champs disciplinaires, à encourager la prise de risques et à établir des preuves de concepts.

Dans ce dossier

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L’agriculture biologique (AB) peut être une réponse aux besoins de systèmes d’élevage plus vertueux pour répondre aux nouveaux enjeux sociétaux et environnementaux, notamment au regard du changement climatique.

Les fortes chaleurs de l’été 2025 ont mis en lumière les tensions sur les usages de l’eau. L’agriculture représentant 10 % des prélèvements en eau, il est impératif de transformer les pratiques pour les rendre plus sobres et réduire les tensions autour de l’irrigation.

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L’agriculture biologique (AB) est une voie privilégiée pour répondre aux enjeux environnementaux et sanitaires des exploitations arbori-coles. Cependant, la surface arboricole française en AB a baissé entre 2021 et 2023, sans que le nombre d’exploitations en AB n’ait tant changé. La baisse de surface viendrait donc d’une déconversion, par-tielle ou non, des grandes exploitations.

La production de porcs certifiés agriculture biologique (AB) se doit d’évoluer pour faire face aux réglementations et aux enjeux éthiques et environnementaux combiné à un contexte de change-ment climatique. Parmi les freins et leviers déterminés par le con-sortium METABIO ORIGAMI (2021-2022) pour le développement de la filière porcine AB, les professionnels de la filière ont notam-ment validé le besoin de références biotechniques sur les effets de l’élevage de mâles non-castrés et des pratiques alimentaires sur les performances zootechniques, le bien-être des animaux et la qualité des produits.

Le cahier des charges AB interdit les traitements à base d’hormones ou substances analogues en vue de maîtriser la reproduction. Toutefois, l’insémination animale est autorisée, bien que peu répandue pour les ovins et caprins en AB. Pourtant l’insémination artificielle donne la possibilité aux éleveurs en AB d’utiliser du matériel génétique issu des programmes de sélection (achat de béliers et boucs issus d’insémination artificielle, voire de contribuer directement à ces programmes.

Bien qu’actuellement fragile, la filière porcine sous cahier des charges AB présente des atouts pour son développement. La demande des consommateurs en produits porcins est forte, tirée par une diversité de produits transformés. Le porc étant omnivore, il peut valoriser de nombreux co-produits. Il est peu émetteur de gaz à effet de serre et ses rejets ont des qualités fertilisantes pour les cultures. L’élevage porcin présente des complémentarités fortes avec l’élevage de ruminants et les productions végétales. Ces interactions entre systèmes peuvent contribuer à optimiser la fourniture de protéines animales et végétales à l’échelle d’un territoire.

Les jardins collectifs se sont fortement développés ces dernières années. Ils suscitent un engouement au niveau national et mondial, notamment pour répondre à la demande d’une meilleure alimentation et qualité de vie. En reconnectant les différents acteurs et en promouvant des pratiques agricoles durables, les jardins partagés peuvent jouer un rôle pour accompagner le changement d’échelle de l’AB.

Rayon bio d'un supermarché

Après une décennie de forte croissance, les ventes de produits issus de l’agriculture biologique (AB) ont connu une forte baisse après 2022. Plusieurs explications ont été proposées : inflation, accessibilité, concurrence avec d’autres allégations, méconnaissance de l’AB, défiance des consommateurs, incohérence de l’offre (AB hors saison ou « du bout du monde »).

Ce parcours s’inscrit dans la continuité de SELBIODOM (METABIO, 2020-2022) dont l’objectif était d’étudier dans quelle mesure l’« intégration culture-élevage » (ICE) pouvait faciliter le développement de l’élevage biologique (EB) dans les fermes et les territoires des départements et régions d’outre-mer (DROM).

Aux Antilles françaises, la culture de produits vivriers amylacés (igname, patate douce…) a fortement décru au cours des trente dernières années en raison à la fois du changement rapide des habitudes alimentaires et de la présence de pathogènes qui affectent le rendement agronomique. Les consommateur.trice.s se sont tournés vers des aliments ultra-transformés, généralement importés, à haute densité énergétique mais pauvres en micro-nutriments, à l’origine de troubles métaboliques (surpoids, obésité).

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